Sur la fin à Qualicum Bay
Plusieurs choses se sont passées dans mon dernier mois à Qualicum Bay. Tout d'abord, j'ai dégoté un emploi – un vrai, payé et même bien payé - en tant qu'éducateur spécialisé sur la ferme. Il y a un nouveau gars qui est arrivé et ils avaient besoin de quelqu'un rapidement. Ça faisait longtemps que je n'avais pas porté ce chapeau et je me rends compte que l'adage dit vrai: tu peux sortir le gars de l'intervention mais tu ne peux sortir l'intervention du gars. Ce fut une belle expérience malgré que ce fut fatigant. Nous séparions les chiffres en deux, trois jours et demi chacun. Avec mon travail régulier à la ferme pour mon logement et ma bouffe, ça me faisait des semaines entre 60 et 80 heures.
Par rapport aux alpagas et aux lamas, j'ai acquis de plus en plus leur confiance. Elles commençaient à me reconnaître et être pas mal moins peureuses. Mais voilà qu'un matin, je vais pour les nourrir et je vois ce petit bébé, par terre, à l'agonie. Je me fais dire qu'il fallait le changer de place. C'est ce que j'ai fait. Ça m'a fait drôle de voir cet animal sur le point de mourir... Finalement, il s'est mis à bouger dès qu'on l'a bougé. Sue lui a donné une piqure avec des suppléments de vitamine. On a mis un autre bébé qui avait de la difficulté aussi avec lui avec chacun leur mère pour pouvoir mieux s'en occuper. Ça veut dire que l'on devait, environ 3 fois par jours, nourrir les petits au biberon. Ce fut une activité plaisante à part quand une des mères pétait sa coche envers nous. Oh là!!! J'ai déjà mentionné que quand les alpagas me crachaient dessus, je leur crachais dessus en retour et que très souvent, ça se terminait là. Voilà donc qu'elle se met à me cracher dessus, fâché noir. Je me mets à répliquer. Elle crache, je crache, elle crache, je crache, etc... Je crois qu'en tout, ça faisait au moins 5 ou 6 fois que je lui crachais en retour. Mais là j'ai compris pourquoi c'est leur moyen de défense. Plus elle se fâche, plus elle crache. Plus elle crache, plus elle va le chercher profondément. Et plus c'est profond, plus ça put le câlisse! J'ai donc dû abandonner ce combat de crachat car j'en avait plein la face pis ça sentait vraiment, mais oh que ça sentait vraiment mauvais! Même après avoir laver mon visage, j'avais cette odeurs... Depuis, ce n'était pas sans une petite crainte que j'allais donner le biberon aux petits...
Plusieurs choses se sont passées dans mon dernier mois à Qualicum Bay. Tout d'abord, j'ai dégoté un emploi – un vrai, payé et même bien payé - en tant qu'éducateur spécialisé sur la ferme. Il y a un nouveau gars qui est arrivé et ils avaient besoin de quelqu'un rapidement. Ça faisait longtemps que je n'avais pas porté ce chapeau et je me rends compte que l'adage dit vrai: tu peux sortir le gars de l'intervention mais tu ne peux sortir l'intervention du gars. Ce fut une belle expérience malgré que ce fut fatigant. Nous séparions les chiffres en deux, trois jours et demi chacun. Avec mon travail régulier à la ferme pour mon logement et ma bouffe, ça me faisait des semaines entre 60 et 80 heures.
Par rapport aux alpagas et aux lamas, j'ai acquis de plus en plus leur confiance. Elles commençaient à me reconnaître et être pas mal moins peureuses. Mais voilà qu'un matin, je vais pour les nourrir et je vois ce petit bébé, par terre, à l'agonie. Je me fais dire qu'il fallait le changer de place. C'est ce que j'ai fait. Ça m'a fait drôle de voir cet animal sur le point de mourir... Finalement, il s'est mis à bouger dès qu'on l'a bougé. Sue lui a donné une piqure avec des suppléments de vitamine. On a mis un autre bébé qui avait de la difficulté aussi avec lui avec chacun leur mère pour pouvoir mieux s'en occuper. Ça veut dire que l'on devait, environ 3 fois par jours, nourrir les petits au biberon. Ce fut une activité plaisante à part quand une des mères pétait sa coche envers nous. Oh là!!! J'ai déjà mentionné que quand les alpagas me crachaient dessus, je leur crachais dessus en retour et que très souvent, ça se terminait là. Voilà donc qu'elle se met à me cracher dessus, fâché noir. Je me mets à répliquer. Elle crache, je crache, elle crache, je crache, etc... Je crois qu'en tout, ça faisait au moins 5 ou 6 fois que je lui crachais en retour. Mais là j'ai compris pourquoi c'est leur moyen de défense. Plus elle se fâche, plus elle crache. Plus elle crache, plus elle va le chercher profondément. Et plus c'est profond, plus ça put le câlisse! J'ai donc dû abandonner ce combat de crachat car j'en avait plein la face pis ça sentait vraiment, mais oh que ça sentait vraiment mauvais! Même après avoir laver mon visage, j'avais cette odeurs... Depuis, ce n'était pas sans une petite crainte que j'allais donner le biberon aux petits...
Sur l'alpaga mâle
Sur la ferme, il y avait un alpaga mâle qui était seul dans son enclos. J'ai demandé pourquoi et on m'a dit que c'était parce qu'il était agressif. Avec les autres animaux, il est correct, mais quand on le mettait avec un autre de son espèce, il devenait violent. Voilà qu'un nouveau mâle est arrivé sur la ferme. Ils décident de l'essayer avec l'autre en espérant que le dernier arrivé soit plus dominant. C'est là que le combat commence! Et ce n'est pas de la petite chicane, on parle de 25 minutes! Comment deux mâles se battent? Ils essaient de mordre les testicules de l'autre tout en se crachant dessus. Tu ressens comme une drôle de sensation en voyant ça. Disons que t'as l'entre-jambe qui te chicotte un peu. Finalement, le nouveau a eu le dessus et depuis, à part quelques petites chicanes, ils sont rendu pas mal chummy.
Le côté sombre du voyage
J'ai découvert le côté obscure du voyage, du moins le genre de voyage que je fais: la séparation. Ça fait deux mois que je vivais sur la ferme et je me suis vraiment attaché à ces gens. Ils ont été pour moi très importants et aussi très généreux. Lorsque je les ai quitté, j'ai eu de la peine. Je crois que ce n'est pas la dernière fois que je vais vivre ce sentiment. Je crois aussi qu'ils m'appréciaient beaucoup car ils m'ont offert une job à temps-plein – lire rester là un bon boutte. J'ai refusé à contre-cœur. Comme je leur ai expliqué, ce n'est pas parce que je ne trouve pas l'offre intéressante, mais plutôt que je suis parti pour voyager et que je devais voir d'autres endroits, vivre autre chose. Mais une chose est certaine, et ils le savent, je garde l'offre en tête. On verra.
J'aurais aimé mettre une photo de Jim et Sue, mais vu que ce sont des gens hors de l'ordinaire, il a fallu que je prenne une photo hors de l'ordinaire. Après que la photo fut prise, voici ce que Sue m'a dit: « Si tu mets cette photo sur Internet, j'appelle ta mère pour m'excuser et je t'arrache la tête! ». Ils vont sérieusement me manquer.
C'est reparti!
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Départ pour Prince Rupert avec un petit arrêt de 24h à Port Hardy. Je me tape donc environ 6 heures de bus sans voir beaucoup de paysage car il faisait pratiquement une tempête de neige. C'était la deuxième chute de neige que je vis cet hiver, l'autre étant au Québec au mois de novembre. Où vais-je rester à Port Hardy? En ayant toujours en tête que je voyage avec un budget serré, j'utilise donc un outil qui se nomme le Couch Surfing (surfing de divan?) – merci Philippe! Le principe est assez simple: tu vas t'inscrire, gratuitement, sur le site Internet, tu fais une recherche sur la ville de ton choix et tu espères qu'il y a des gens qui s'y sont inscrits et tu communiques avec eux pour voir si c'est possible de dormir sur leur divan. Chanceux que je suis, il y a 4 personnes inscrites à Port Hardy. Après quelques échanges de courriels, j'ai un divan pour mon arrivé!
Port Hardy est une belle petite ville. Environ 3000 personnes y habitent. L'économie est principalement relié au tourisme type plein air/chasse et pêche, à la pêche et à l'industrie forestière. Je ne suis pas resté longtemps donc je ne peux vraiment pas en parler beaucoup. J'ai vu ce que je crois être le plus beau couché de soleil de ma vie. Quand le soleil se couche, il reflète ses couleurs orange/rose/mauve sur les montagnes enneigées du mainland. C'était de toute beauté et les gens chez qui j'étais m'ont dit que c'était la première fois qu'ils voyaient ça aussi intense. Je ne sais pas si c'était la fatigue, mais j'en étais émus... Ah oui, la nature est très proche aussi. Il parait qu'il y a beaucoup de cougars. Il parait même qu'un cougar a tué un chien de quelqu'un de leur famille en le prenant à la gorge. Violent! J'ai aussi vu quelque chose de particulier. On a eu une panne d'électricité causé par une oie qui a percuté un transformateur. On l'a vu live, devant nous. L'oie n'a pas survécu...
Le jeune couple qui m'a accueilli étaient très sympathiques! Le gars parlait un peu français et voulait se pratiquer un peu. Il me parlait donc en français et je lui répondait en anglais. On a pris une brosse comme ça faisait longtemps que j'en avais pris une. Sébastien était royalement S-A-O-U-L! Beaucoup de plaisir et j'ai même vécu le « nightlife » de Port Hardy. Je ne veux pas juger par le seul bar que j'ai fait, mais ce n'était pas mon genre de place... Un brin pathétique comme bar mais bon, qui suis-je pour juger? Belle soirée en tout cas et je crois que le gars va se souvenir du québécois qui est passé chez lui!
Après avoir réussi à me relever de cette nuit mouvementée, il est temps d'aller prendre le bateau pour Prince Rupert – voyage d'environ 20 heures. Disons qu'être lendemain de brosse sur un bateau qui danse avec les vagues, ça fait drôle... J'ai décidé de voyager cheap sur le bateau alors je suis allé me faire une petite épicerie avant de partir et je n'ai pas payé les 75$ supplémentaires pour avoir un lit dans une cabine. J'ai dormis sur le plancher près d'une fenêtre. Ce ne fut pas une nuit des plus confortables et ce n'est pas à ce moment que j'ai pu récupérer, mais ce n'était pas trop mal non plus. Vive le tapis! Vers 3 heures du matin, le bateau s'est mis à vraiment y aller de haut en bas. Si j'avais été debout, disons que l'équilibre n'aurait pas été au rendez-vous. Je suis très heureux de ne pas avoir eu le mal de mer! Malheureusement, il a plut tout le long du voyage. Je n'ai donc pas pu voir les étoiles et les montagnes étaient couvertes par le brouillard. Je trouve quand même que ça en valait la peine et j'ai tout de même vu des paysages très intéressants – des montagnes, petites et grosses, des deux côté du bateau car nous faisons ce qu'ils appellent, le Inside Passage, donc à l'intérieur des terres. Faire cette expédition par beau temps doit vraiment être quelque chose d'extraordinaire! J'ai aussi vu un banc de genre de dauphins noir et blanc essayé de faire la course contre le bateau. C'était vraiment drôle et beau à voir.
Après près de 900 km, je suis maintenant à Prince Rupert (proche du 55ième parallèle et de la frontière avec l'Alaska), à l'auberge Pioneer Hostel, où je vais travailler. Ma première nuit, je l'ai pris à mes frais car j'avais besoin de me reposer. Je crois que je vais faire pas mal toute sorte de chose ici. C'est à suivre...
Humeur: Aventureux et enthousiaste
Musique: Je suis pas mal dans le Rock 'N Roll garage des années 50-60 ces temps-ci






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