dimanche 13 juin 2010

Des souris, un cheval, de la patience et avoir crissement frette!


Yukon. Environ 33 000 habitants dont un peu plus de 25 000 habitent à Whitehorse. Quand je suis arrivé dans cette ville, j'avais un bon feeling et je croyais que j'allais aimer. Ce ne fut pas le cas. Je ne peux expliquer exactement pourquoi. Peut-être la fatigue commence à réellement m'affecter. Peut-être que la ville est trop « urbaine » pour moi. Peut-être que tout simplement je n'ai pas connecté avec elle. Les villes et villages sont comme des personnes, elles ont leur personnalité. Des fois tu connectes avec quelqu'un, des fois non. Il faut aussi souligner que j'ai pogné un bon down. Ce n'est pas la première fois (j'ai eu un petit « mal de la maison » quand j'étais à Prince Rupert mais ça n'a duré qu'une journée), mais cette fois, c'était plus profond. Ça a duré quelques jours! Je m'en suis remis mais j'y reviendrai un peu plus tard.

J'ai profité de mon séjour à Whitehorse pour me reposer un peu et découvrir la ville et ses alentours. C'est quand même une belle ville mais j'ai vu beaucoup mieux. J'ai aussi rencontré des gens sympathiques avec qui je m'entendais bien. Fait à noter, je m'entends bien avec les allemands. Je crois que je peux souligner 3 événements à Whitehorse:
  • J'ai vu 8 goélands attaquer un aigle à tête blanche.
  • Je suis allé aux « hot springs » qui constituent des sources naturelles d'eau chaude. Déception par contre, c'était une piscine remplie par ces sources... Bof.
  • Là c'est drôle. Je suis allé un soir boire de la bière avec un allemand et une française. Sous les conseils de la gérante de l'auberge, nous sommes allé au Roadhouse. J'avais un drôle de pressentiment sur cet établissement car j'étais déjà passé devant un après-midi et il y avait des gars saouls à 14h. Allons-y quand même! Comme je le croyais, c'était un bar de rednecks où se battre pour le plaisir fait parti des loisirs. La serveuse est tout de même sympathique. Nous commandons notre bière et des frites. C'est après quelques minutes que l'allemand sursaute de joie en disant « Il y a une souris! ». Effectivement, il y avait une souris dans le bar! En vérité, il y en avait 4! Nous avons passé le reste de la soirée à nourrir et essayer d'apprivoiser les souris. Comme j'ai déjà écrit quelque part:
2 pintes de Yukon Gold: 9.50$
1 panier de frites graisseuses: 3.65$
Être dans un bar de rednecks à Whitehorse avec un allemand et une française à nourrir les souris qui s'y promènent, ça n'a pas de prix.

Autre fait à mentionner encore ici c'est que les journées sont longues. Il fait très claire jusqu'à au moins minuit et le soleil commence à revenir vers 3h. Ouf.

Photo prise aux alentours de minuit et quart

Vivre un peu de simplicité 
Après quelques jours à Whitehorse, il fallait bien que je me décide sur la suite des choses! Lorsque je suis revenu de Skagway sur le pouce (voir épisode précédent), la dame qui m'a pris à la douane canadienne m'a offert de faire du WWOOFing chez elle car elle a une ferme. Elle m'a donc laissé son numéro de téléphone. Je l'ai donc appelé pour lui offrir une semaine pour me laisser le temps de réfléchir à la suite et sortir de la Ville. Me voici donc parti pour Lorne, à environ une heure au sud-ouest de Whitehorse.

Je me suis ramassé sur une charmante fermette! Pas d'électricité ni d'eau courante, et j'avais mon petit chalet seulement pour moi. Hé oui, pas d'eau courante veut dire toilette sèche. Je m'y suis fait finalement. Sheila et Paul vivent sous le principe de simplicité volontaire. Ils mangent ce qu'ils font pousser et élèvent (j'ai mangé Josephine, le porc de l'an passé et elle était très bonne!), vendent leurs légumes et de l'artisanat pour aider et Paul taille les « pieds » des chevaux dans le coin. Ils font aussi beaucoup de trocs.


Le travail que j'y ai fait était pas mal concentré dans les jardins. J'ai arraché pas mal de racines. Pas très stimulant mais, comme je dis, c'est du travail. J'ai aussi aidé un peu avec les animaux. Ils ont plusieurs moutons de différentes races, 4 chevaux dont un nouveau né, des oies qui se pensent très imposantes, 2 lamas, des lapins, 2 chiens qui sont là pour assurer la sécurité et l'ordre (un des chiens a même fait fuir un ours quand j'étais là) et 2 chats qui s'occupent des souris dans les jardins. Tout ce beau monde travaille! À l'exception des lapins, les animaux ont tous un nom et sont presque toujours libres sur le terrain. C'est vraiment beau à voir! J'ai découvert chacun leur caractère et même réussi à me faire apprécier de certains.


J'ai mal commencé ma relation avec un des chevaux, un jeune adolescent de 2 ans, Banjo. Ils l'avaient mis dans le jardin avec moi pour qu'il « tonde » le gazon mais aussi parce qu'un groupe d'enfant venait passer une partie de la journée – monsieur n'est pas très sociable... À un certain moment, il était tanné et voulait sortir. Il me l'a fait savoir en me poussant avec sa tête, en tirant mon gilet et en prenant ma fourche. J'ai fini par m'engueuler avec. Après cet événement, disons que notre relation était un peu froide. J'ai réussi à gagner sa confiance avec le temps car à tous les matins, je lui donnais mon cœur de pomme. À la fin, je jouais avec lui.  J'ai découvert que tu peux vraiment jouer avec un cheval, et c'est l'fun! Mais la dernière fois, disons que j'ai eu un peu peur... Je jouais avec, du genre le pousser, me faire courir après, lui bardasser la mâchoire, etc. et soudain, je me suis rendu compte que je faisais de l'effet à monsieur! Car oui, tu t'en rends compte, car l'expression emmanché comme un cheval ne vient pas de nul part! J'ai tout de suite arrêté de jouer, l'air un peu apeuré. Paul me regarde en riant en me disant « Après ce que t'as vu, t'as peur de ce qui peut t'arriver, hé? ». C'est que j'ai vu comment se font les bébés chez les chevaux et oui, je ne voulais pas que Banjo me réserve le même sort... J'ai répondu « Je pense que je vais aller faire la vaisselle ».


Ce fut vraiment une belle expérience d'être sur cette ferme. Ce fut relaxe et j'en avais besoin. Les paysages là-bas sont magnifiques – c'est entouré de montagnes – et il n'y a presque personne autour. La sainte paix!


Un peu d'aventure maintenant! 
J'ai eu le temps de réfléchir à la suite des événements lors de mon séjour à la ferme. J'ai gardé en tête d'aller le plus au nord possible. Mais pour y arriver, les seuls moyens d'aller hors Whitehorse est de posséder une voiture ou de prendre l'avion. Je n'ai pas les moyens pour ni l'un, ni l'autre. Le pouce est donc devenu mon alternative. Hé oui, encore de l'ostie de pouce! Mais cette fois, j'ai appris, je me suis préparé! Car encore une fois, plusieurs personnes m'ont dit que c'était facile. D'la marde!!! Je ne les écoute plus, les autres personnes! Je me suis donc préparé:
  • location d'une tente (je ne voulais pas acheter une tente cheap pour la jeter après et je n'avais pas les moyens ni le temps pour une bonne tente et la revendre après)
  • bouffe pour tenir au moins 4 jours hors civilisation
  • petits guides touristiques (toujours pratique)
  • petit guide sur les ours (pratique aussi)
C'est drôle car présentement, je lis le livre Guide de survie pour les zombies (traduction libre car en anglais) et je trouvais que ma préparation à faire du pouce au Yukon ressemblait beaucoup à celle pour fuir une infestation de zombies - excepté les armes. Hep!

Me voici donc parti, avec mon sac qui doit peser près de 100 lbs, sur la North Klondike Highway, direction Dawson City – il parait que c'est vraiment tripant comme ville. Environ 510 km séparent Whitehorse et Dawson City. Ça m'a donc pris 1 jour et demi. Quand tu es moins pressé et que tu as le nécessaire pour ne pas crever de faim, l'attente est moins pénible. J'ai quand même poiroté 7 heures au même endroit...

Dawson est effectivement une très belle petite ville d'environ 2000 habitants. Toutes les rues sont en gravier et les trottoirs en bois. La plupart des bâtiments sont authentiques et ont environ 100 ans. C'est vraiment une ville qui dégage un peu l'atmosphère western. Les gens y sont sympathiques et il n'est pas rare qu'ils t'arrêtent sur la rue pour simplement te parler. Elle est reconnu pour être une ville de party mais je n'ai pu vérifier cette information pour 2 raisons: budget et fatigue. Oui, c'est fatigant faire du pouce et j'avais oublié un élément essentiel pour ce petit voyage: un matelas. J'ai donc gelé la nuit, et le pire est à venir... Je profite de ce petit paragraphe sur Dawson pour me confessé: je dois 60$ au gouvernement du Yukon... J'ai utilisé à plusieurs reprises les campings du gouvernement où tu dois toi-même t'enregistrer en mettant le 12$/nuit dans une petite enveloppe. Je ne l'ai pas fait. C'est ce qu'on appel des coupures budgétaires dans Sebland. Je promets par contre que si je reviens, je vais me reprendre.


Là, ça devient vraiment hot le Yukon - ou froid, c'est selon
Après avoir passé 2 jours à Dawson, j'étais gonflé à bloc pour la suite: la Dempster Highway. Cette route, tout en gravier, est la seule route au Canada qui se rend en arctique. Je voulais aller le plus au nord, bein voilà, Seb est servi! C'est assez hardcore comme route! Il est fortement conseillé d'avoir 2 pneus de rechange lorsqu'on se rend loin et j'ai vite compris pourquoi. Le gravier à certains endroits est pointu et j'ai vu pas mal de voitures avoir une crevaison. Il y avait même, au début de la route, où je me suis installé pour faire du pouce, 2 gars qui ont eu 3 crevaisons! Ils sont redescendus sur le pouce avec un de leur pneu pour le faire réparer et devaient donc remonter pour réinstaller le tout...


Il parait, selon certaines sources dont une très fiable, que c'est l'une des 10 plus belles routes au monde. Je le confirme, c'est magnifique! Certains endroits sont ordinaires, dans le sens de déjà vu, mais la très grande majorité est vraiment splendide! Ce fut pour moi un moment incroyable! J'ai été pognés à des endroits où l'humain le plus proche était à au moins 50 km. C'est vraiment une drôle de sensation. Quand tu es devant tant de beauté, attendre 4 heures dans ces conditions n'est pas trop dérangeant. J'y ai vu 1 renard noir, 2 orignaux dont un avec son petit et un grizzly. Pour les 2 derniers, j'étais dans la voiture. J'ai aussi vu plusieurs types d'oiseaux.


Je n'ai malheureusement pas pu atteindre le village au bout de cette route (Inuvik) car j'avais une contrainte de temps (déjà acheté mon billet d'autobus pour Kamloops), et avec mon karma sur le pouce, je ne voulais pas prendre de chances. Mais je peux quand même dire que J'AI ATTEINT LE CERCLE ARCTIQUE!!!!! Le cercle arctique est cette ligne imaginaire qui dit que tu es en arctique. J'ai donc passé un peu plus de 24 heures en arctique! J'ai presque vu le soleil pendant 24h! Presque parce qu'il fallait bien que je dorme! Mes nuits là-haut étaient pas mal courtes (moyenne de 3-4 heures) car comme écrit plus haut, je n'avais pas de matelas et c'est gelé sous le sol (pergélisol). Tu te réveilles donc vers 2h30, gelé comme un crottons, et tu vas voir le soleil éclairé les montagnes autour avant de te ramasser pour continuer. 


Encore une fois, faire du pouce sur cette route n'a pas été facile. Ça m'a pris 2 jours monter (450 km jusqu'au camping – 50 km au nord du cercle) et 2 jours descendre. Il faut souligner que j'ai fait une moyenne de 1 voiture qui passait aux 2 heures à une certaine journée de mon périple. J'ai fait 80 km en 12 heures cette journée là. En tout, pour mon trip sur le pouce, je suis parti 7 jours et j'ai fait à peu près 2000 km allez-retour.


Ce fut un très belle expérience et je suis revenu avec le sentiment d'avoir bouclé la boucle de mon voyage. Mission accomplie!

Ce voyage, qui a été très bon pour moi, tire donc presque à sa fin. J'en ressort un peu changé – mais je reste quand même le même Seb. J'ai rencontré des gens sympathiques et intéressants, des gens moins sympathiques et moins intéressants. J'ai vu des endroits extraordinaires et d'autres plus ordinaires. J'ai beaucoup appris, autant de nouvelles compétences que sur moi et sur les autres. En bref:
  • Je me suis fait donné du crack à Vancouver
  • J'ai bu de la bière entouré de centaines de brassières à Victoria
  • Je me suis fait cracher dessus par des alpagas à Qualicum Bay (Île de Vancouver)
  • J'étais très saoul à Port Hardy
  • J'ai dansé à Prince Rupert
  • J'ai vécu la magie de Haida Gwaii
  • J'ai vu des paysages magnifiques en Alaska
  • J'ai eu un down à Whitehorse
  • J'ai vécu la simplicité à Lorne
  • Je me suis senti cowboy hors-la-loi à Dawson City
  • J'ai dormis congelé sur la Dempster Highway et atteint le cercle arctique
J'ai passé au travers de:
  • 1 paire de soulier
  • 2 paires de bottes
  • 3 paires de jeans
  • 2 t-shirts
  • 4 paires de bas
  • 1 paire de boxer
  • 1 gilet capuchon
  • 1 gilet à manche longue
Est-ce que je recommencerais? Demain!

Fin.


Humeur: Mission accomplie et angoisse du retour
Musique: Le tempo augmente!

samedi 22 mai 2010

De la montagne et de l'ostie de pouce

Quitter Prince Rupert... encore...
J'ai passé environ 9 jours à Prince Rupert à mon retour de Haida Gwaii. J'ai encore travaillé mais cette fois, seulement pour le lit et la bouffe, peu importe le nombre d'heures que je faisais. J'appelais ça du SEBing. J'ai encore fait plein de trucs différents, du l'fun au moins l'fun – installer de la laine isolante, c'est pas trop l'fun car ça te pique partout à la fin de ta journée. Il y avait un autre WWOOFer qui venait de Belgique. Un chic type de 21 ans. J'ai eu du plaisir à travailler avec lui, mais de son côté je crois qu'il était un peu déçu de mon manque de compétitivité. Ah, ces jeunes...

Christy a eu la générosité de nous payer une croisière d'observation de grizzly. Elle a eu un bon prix, mais tout de même, ce fut très généreux de sa part. Ce fut une croisière de 6 heures en bateau où nous nous sommes diriger vers un parc du genre réserve faunique pour les grizzlys. De magnifiques paysages et quelques grizzlys – nous en avons vu 5. Ce sont des animaux quand même impressionnants par leur grosseur. J'imagine que tomber sur un live, comme ça dans le bois, ça doit être freakant...


J'ai donc quitter, encore une fois, Prince Rupert avec le cœur gros, très gros. Je m'y suis attaché. Ce n'est peut-être qu'un au revoir. Je ne sais pas.

Sarah Palin, j'arrive!
 
J'ai donc pris le bateau pour l'Alaska jeudi le 13 mai. C'était encore un genre de traversier où je n'ai pas investi dans une cabine pour dormir. Mais avant d'embarquer sur le bateau, il faut passer les douanes. Bon, là, pour moi, il m'a fallu un peu de préparation mentale pour ne pas dire de conneries. Ce n'est pas le temps de dire des niaiseries devant le douanier car selon une pancarte, il y a quand même un petit risque d'attaque terroriste – niveau 1. Nous étions environ 7-8 passagers à pied à passer la douane. Je fut l'avant-dernier. Ça c'est quand même bien passé car celui qui m'a interrogé aimait beaucoup Québec – il y est venu 3 fois. Il vient du nord du Maine et son nom de famille est Cote. Je lui fais la remarque que son nom est francophone et je crois qu'il a apprécié. C'est son collègue qui est venu brouiller les cartes. Il m'a ouvert grande la porte à dire de la marde mais j'ai réussi à fermer ma grande gueule. Il m'a demandé d'ouvrir mon manteau pour voir à l'intérieur, chose qu'il n'a pas demandé aux autres. « Ferme ton ostie de gueule Seb!!!! » que je me suis dit, car la première chose qui m'est venu en tête, c'est « La bombe n'est pas caché là. ». J'étais pas mal fier de moi après coup!

La « croisière » fut vraiment extraordinaire! Elle a duré un bon 34 heures avec quelques arrêts dans des villages qui pour la majorité ne sont desservis que par ce bateau – pas de routes. Ce que j'y ai vu n'est pas facile à décrire en mots mais je peux dire que je n'ai rarement ressenti ce que j'ai ressenti...


J'ai peut dormis car encore une fois, j'ai élu comme lit le plancher. Malgré la grande fatigue qui m'habitait déjà, j'ai pu me coucher qu'à environ minuit. À 3h30, il y a eu le message comme quoi nous arrivions à Petersburg. Pourquoi pas se lever et aller voir un peu? J'ai vu un des plus beau lever de soleil de ma vie! Oui, le soleil se lève vers environ 3h30. Il ne fait noir qu'à environ 23h. Le cauchemar des insomniaques comme moi! Mais bon, ça permet de voir de belles choses...


Fear and loathing in Skagway 

Je suis débarqué à Skagway, qui est la dernière ville desservie par ce bateau. C'est ce que je pouvais me permettre. C'est aussi le village où mes parents ont débarqué de leur croisière qu'ils sont en train de faire - moment qui m'a fait un très grand bien, de voir des gens familiers. Quand je suis arrivé, vers 21h30, je me suis dit « Aaaaaahhh, quelle belle ville! », mais mon opinion a changé depuis. Cette ville vit pratiquement uniquement des bateaux de croisière qui y accoste. C'est en moyenne 3 bateaux par jour qui y passent, excepté le dimanche – mais on m'a dit que bientôt ça serait 7 jours sur 7. Il faut donc imaginer 3 bateaux d'environ 1000 à 3000 passagers chacun. Ça fait du monde qui débarque! Un vrai zoo! Tous ces touristes qui se promènent, à acheter le plus de cochonneries possible et à filmer l'itinéraire qu'ils vont faire en train, je n'ai vraiment pas aimé ça... Le village est très beau par exemple car il est entouré de montagnes. En tant que tel, le centre-ville me fait penser à une attraction digne de Disney avec comme thématique la course à l'or (traduction libre de gold rush). Ce fut un village important lors de la dernière course à l'or qui a amené des centaines de milliers de gens à prendre the White Passage qui les menait à Dawson City, au Yukon, pour y peut-être trouver de l'or. Seulement une infime minorité en est sorti riche. Une belle histoire qui démontre encore une fois le côté sombre de l'humanité. Est-ce que ça a changé depuis? Non. Maintenant, l'or est le touriste qui débarque du bateau et les prospecteurs sont les différents commerces et les jeunes qui y débarquent pour travailler. Il y a même une blague que les guides se disent entre eux: avant, on venait ici pour trouver de l'or, maintenant on vient ici pour y trouver la Visa or. 

Photo prise lorsqu'il n'y avait pas de bateau

Heureusement pour moi, il y a plein de pistes pour faire de la randonné. C'est principalement dans les montagnes. Je les ai presque toutes faites. Celles que je n'ai pas faites c'est parce que ça devenait un peu dangereux à cause de la neige ou c'était très à pique – je ne suis pas très confortable dans les hauteurs... Certaines sont magnifiques et d'autres, je dirais ordinaires. J'ai donc fait de la randonné pédestre à presque tous les jours pour me tenir loin du zoo. J'ai quand même vu de très beaux endroits mais là, mes pieds me font mal... Je devais être prudent car j'ai réalisé après 2 jours que je n'avais pas d'assurance médicale et aux États-Unis, si tu vas à l'hopital, ça coûte un bras! J'ai donc dis aux gens qui m'entourraient que s'il m'arrivait quelque chose, mon passeport est là et shippez moi au Canada! Skagway est à 2 heures de route de Whitehorse. J'ai aussi eu droit à un tour guidé en vélo dans un endroit vraiment beau car je me suis fait amis avec une guide et elle m'a invité gratuitement! C'est l'avantage d'être un touriste « alternatif ».


J'ai habité pendant mon séjour à Skagway chez Jeremy, un chic type très sympathique que j'ai contacté par le biais de Couchsurfing. Il m'avait averti que son chez-lui était un petit chalet, mais disons que j'ai eu un petit choc lorsque je suis arrivé. C'est un peu plus petit que mon salon. Pas de toilettes (des toilettes sèches dehors) ni de douches. Je ne suis pas princesse habituellement, mais j'aime bien mon confort lors de mon numéro 2. On a partager notre chiffre sur qui dormait sur le divan (son lit habituel) et qui dormait sur le plancher. J'ai fini par m'adapter à tout ça. J'allais dans les toilettes publiques pour vous savez quoi, et pour la douche, j'allais dans un parc de motorisés où tu payes 0.25$ le 3-4 minutes d'eau chaude. Heureusement pour moi, la douche que j'ai choisi me donnait de l'eau chaude gratuitement! Pour la toilette, après en avoir essayé quelques unes, je dirais que ma préféré fut celle du musé du Parc National – de belles postes antiques en bois teint brun, c'est inspirant. Je devais être certain de ne pas avoir de fusil sur moi car il y avait une pancarte qui disait que c'est illégal de rentrer dans un établissement fédéral avec une arme à feu. C'est une autre culture. Je dois souligner que d'aller au centre-ville faire tout ça, ça me prenait environ un minimum de 30 minutes de marche aller seulement. Disons que c'est un autre beat qu'à la fin j'appréciais beaucoup.

Photo prise du petit chalet à environ 3h30am

Bon, parlons politique un peu, mais pas trop 
La politique a été longtemps encrée en moi et depuis mon départ, j'ai vraiment essayé de la tenir loin de moi. Je n'ai pas vraiment réussi à 100%. Au Canada, la question « Sebastian, are you a separatist? » m'a été souvent posée et j'y répondait avec honnêteté et discutais la question sans trop aller dans les détails. 90% des gens comprenaient mon point de vue. Mais là, je suis en territoire étasunien, dans un état où la gouverneure (Sarah Palin) est une vrai dinde. Je ne peux n'empêcher de poser des questions!!! Les gens que j'ai rencontrés étaient tous pas mal sensés et avaient pas mal la même opinion que moi sur les sujets abordés. Si tu veux faire fâcher ce genre de personne sensée, tu n'as qu'à dire « ça serait drôle si Sarah Palin devenait présidente des États-Unis! » tout en riant. Eux, n'ont pas eu envi de rire du tout. Que de plaisir!

J'VEUX M'EN ALLER!!!
À Skagway, certaines personnes m'ont dit que d'aller à Whitehorse sur le pouce était très facile car c'est à environ 2 heures de voiture (180km) et la route ne mène que là. Ok. De toute façon, le moyen de s'y rendre le moins chère est en autobus – 60$ us. Je m'installe sur le bord de la route vers 6h avec café et sandwich-déjeuné. Je n'achète pas de bouffe car je me dis que je serai rendu maximum midi et je n'ai pas beaucoup de place pour ça. Oh bein câlisse, ce fut une autre paire de manche! La douane canadienne est à environ un peu plus de 30 minutes de voiture (50km), et ça m'a pris 8 heures m'y rendre! J'aurais dû y penser: ceux qui emprunte cette route sont majoritairement des autobus pour faire visiter les touristes ou des touristes âgés en gros campeur ou voiture de luxe. À un moment donné, un chauffeur d'autobus est venu me voir pour me dire que ça ne sera pas facile pour moi car les gens ne voudront pas passer les douanes avec moi à bord. Je comprend, moi non plus je ne veux pas passer les douanes avec des gens que je ne connais pas! Je fini par m'y rendre avec quelques petits lifts dont un autobus qui m'a passé 7 fois et dont le chauffeur, par pitié, a pris son moment de break pour me prendre et me faire avancer un petit bout. Rendu à la douane, j'ai attendu un autre 4 heures mais là, à 3000 pieds d'altitude, il commence à faire frette! Au moins, les paysages sont beaux – mais à un moment donné, tu commences à être écœuré du paysage!!! Pendant une période d'attente, je regardais la petite bâtisse à côté de la douane qui sert de toilette aux touristes qui viennent en train, et je me disais que ça serait probablement mon toit pour la nuit – si ce n'est pas barré! Il passait environ 1 voiture à l'heure et ils me passaient avec un sourire! À ce moment, j'étais presque rendu à les envoyer chier, mais je suis poli. Je suis donc arriver à Whitehorse à 21h (20h à l'heure de l'Alaska). 14h en ayant seulement un petit déjeuné dans l'estomac, ça épuise un gars. Faire du pouce, je prends un break!!! Je voulais de l'aventure, j'ai été servis! Le plus drôle dans tout ça, c'est que la panique ne m'a jamais prise. Je suis resté pas mal calme tout le temps. Découragé, oui, mais calme.

Seb heureux d'être arrivé à la douane canadienne

Je suis donc à Whitehorse pour 5 jours. Je reste à l'auberge de jeunesse. Je n'ai pu avoir le « travail contre lit » mais je serai nourrit par la propriétaire. Disons que c'est pratique d'avoir des contacts dans le monde des auberges de jeunesse! Après? Je ne sais pas encore.

Photo ayant pour titre "Grosse vie sale" prise à Skagway lorsque j'ai commencé à écrire cet épisode

Humeur: fatigué, excité pour la suite et heureux malgré tout.
Musique: Musique relaxe jusqu'à l'épisode du pouce. À ce moment, je suis retombé dans la musique agressive.

jeudi 6 mai 2010

De sébastes et de rats

Un autre endroit, un autre départ. 
 Revenons un peu en arrière. Disons environ 2 semaines en arrière. Départ de Prince Rupert vers Haida Gwaii. Départ du traversier à 23h pour arriver à 6h. On peut dire que la nuit ne fut pas la plus reposante car j'ai encore testé le plancher pour dormir, il y avait une bonne houle vers 2h et le réveil fut à 5h. Donc je me réveille la tête pas trop là et encore le cœur gros... Je débarque et j'oublie de lire les instructions pour me rendre à ma destination, ce qui résulte que j'ai manqué toutes les voitures qui sortaient du traversier lorsque je me suis mis sur le bon chemin pour faire du pouce... Deux heures d'attente sur le bord du chemin n'est pas trop pénible quand tu es sur le bord de l'océan... Je me suis fait prendre par une fille sympathique et les discussions furent intéressantes. Peut-être qu'il est temps de lire les instructions pour me rendre? Je lis et je crois que j'ai passé tout droit. « Je crois » car j'étais pas mal dans le champs!!! La fille m'a débarqué et je me suis mis à marcher vers... la mauvaise direction! J'ai marché environ 9km avec tout mon tralala avant qu'un couple d'un certain âge qui prenait leur marche m'interpelle. En discutant avec eux, je me fais dire que je ne suis pas du tout dans la bonne direction et que je suis même loin... Car sur l'île, du moins à Tlell, tout le monde se connait. Ils m'offrent donc de me faire un lift jusqu'à ma destination. Le plus pathétique dans tout ça, c'est que la fille m'a débarqué à environ 5 minutes de marche de la maison! Bon, je crois que je ne suis vraiment pas là...


J'ai habité chez Elizabeth et Keith, un couple dans la soixantaine vraiment sympathique! Voici comment je les ai rencontré: à Prince Rupert, la majorité de mes déjeuners je les prenais au Bed and Breakfast des parents de Christy. Je rencontrais donc différentes personnes à tous les matins. Keith m'a demandé ce que je faisais et je lui ai expliqué tout le concept que je travaillais en échange du logis et de la bouffe et que présentement j'étais à l'auberge et que ma prochaine destination serait probablement les Îles. Il me dit qu'ils viennent de là. Je lui demande, sous forme de blague, s'il avait besoin de quelqu'un pour travailler chez lui. Il y réfléchi quelques minutes et me voici à Tlell! 




Elizabeth a été mariée à un Québécois pendant quelques années, elle parle donc français. Pas un français international avec un accent cassé anglophone, un français typique du Québec avec l'accent en plus! Oui, il y a des sonorités anglophones, mais j'ai été impressionné! Son fils, Léandre, vis sur la même propriété avec sa copine et son fils. Lui aussi parle français. Nos échanges furent donc un mélange de français et d'anglais. C'était drôle car des fois, je me mêlais: ils me parlaient en français et je répondais en anglais et vice versa... En plus de tous ces gens sympathiques aux alentours, il y avait 4 chats, 2 chiens, 2 faisans, 13 poules, 1 cheval. Ça c'est juste chez Elizabeth et Keith! Bref, j'étais très bien entouré. 



Travail ou vacances?
J'ai travaillé à Tlell, mais pas la même définition de travailler que j'avais. Disons que c'était pas mal relaxe et qu'ils n'étaient pas très stiff sur les heures de travail. J'y ai fait toute sorte de choses. J'ai passé à du difficile physiquement à peinturer. Bon, là j'ouvre une parenthèse: Ostie que j'haïe ça peinturer!!! Pis on dirait qu'à tous les endroits où je vais, il faut que je peinture!  Je fais mon chiffre car comme je dis souvent quand on me demande de faire quelque chose de pas évident ou plate, c'est du travail. Mais une chose est certaine maintenant, si on me demande mon aide pour peinturer, je vais passer mon tour et ce, même si la personne est dans la marde. J'veux pu peinturer, s'tu clair!!!

Je ne me suis pas trop blessé dans mon travail. Je pense que le plus significatif fut que je me suis squeezé le doigt entre deux buches. Le plus drôle dans tout ça, c'est que c'était mon majeur de ma main droite, qui est devenu plus gros que les autres. Je crois que mon doigt d'honneur va être plus impressionnant! J'ai aussi failli écraser ce même doigt en opérant une fendeuse à bois... J'étais juste tombé dans la lune. Depuis ce « J'ai failli », je me concentre beaucoup plus à la tâche, surtout lorsqu'il y a danger de mutilation.

Petite anecdote digne de mention. Je pelletais le poulailler, car ils attendent de nouveaux poulets, et il fallait enlever le 2 pieds de mélange brin de scie/caca de poule. Elizabeth me dit qu'il ne devrait pas y avoir de rats vivants car on a fait du bruit pas mal et qu'ils devraient avoir fuit, mais qu'il se peut que je tombe sur des cadavres. Rendu au trois quart, je prends une pelleter et c'est là que deux rats sautent et se mettent à courir partout dans le poulailler, qu'il faut souligner est très petit. Je saute moi aussi car je pique un esti de saut! Je ne sais pas trop où me mettre dans toute cette agitation. Un des rats a réussi à s'échapper et l'autre est retourné dans sa cachette. Je suis donc sorti aller voir Léandre pour lui demander si je devais tuer le rat. Je crois qu'il a vu la détresse et le non-désir de le faire dans mes yeux, alors il s'en ait occupé... Il m'a dit que lui non plus n'aimait pas ça.

Petit moment de détente
Fermez les yeux. Imaginez maintenant: il est 23h, vous êtes dans un spa, verre de vin rouge à la main. Tout ce que vous entendez ce sont les vagues de l'océan qui frappent la grève et une chorale de grenouille. Extase de relaxation!

Un peu de tourisme
J'ai profité pour faire un peu de tourisme. J'ai visité le nord de l'île où tout est magnifique là-bas! Il y a cette plage appelée North Beach qui est magnifique! J'ai fait une trail qui se nomme Golden Spruce, qui se veut nommée ainsi en l'honneur de cet arbre doré qui y gisait. Malheureusement, dans un geste rempli d'ironie, il a été abattu pour protester contre l'industrie forestière. Hé oui, vous avez bien lu! Sans rentrer dans les détails de cette drôle d'histoire, disons que le gars qui a fait ça n'était pas relié à aucun groupe et qu'il était un peu fou...

J'ai aussi visiter le musé Haida. Ce musé, construit et géré par le peuple Haida est fascinant. Tu y découvre leur histoire, leur culture. Je dois dire que leur histoire, comme la plupart des autochtones au Canada, est triste. Ils étaient environ entre 10 000 et 30 000 au début du 18e siècle pour arriver à un petit 300 vers la fin du 19e siècle. Maintenant, ils font tout pour préserver leur culture et se souvenir. Ils se relèvent tranquillement et se prennent en main. Ils sont malgré tout ça très fiers! Nous avons beaucoup à apprendre d'eux je crois au Québec. Je dois souligner que leur art/design est vraiment très beau! Ça me rappelle un peu ce que l'on pouvait voir comme design sur les t-shirts des Red Hot Chilli Peppers au début des années 90.

J'ai eu la chance de faire un voyage de bateau. Je dis « la chance » car normalement, en tant que touriste, j'aurais dû payer en moyenne un minimum de 200$. Léandre, qui est biologiste marin et qui possède un bateau de pêche de 39 pieds (voir photo de l'interlude), a parfois des contrats de livraison. Dans ce cas-ci, c'était une livraison de matériel pour un observatoire d'oiseaux situé sur une petite île au sud. Il y avait aussi 3 bénévoles qui s'y rendaient. Ce fut vraiment une expérience extraordinaire, du moins, pour moi. J'ai passé 30 heures sur le bateau dont une bonne partie à pêcher. Quand tu pêches ton souper et que tu le mange quelques minutes plus tard sur le bateau, c'est ce qu'on appelle manger frais - din dents Subway! 




Depuis longtemps, quand quelqu'un m'appelle Sébas, je dis souvent que ce n'est pas mon surnom préféré car quand j'étais jeune, une dame m'a dit que le sébaste est un poisson laid. Maintenant je sais: le sébaste est un poisson vraiment laid!!! Pis en plus, il est vraiment stupide car tu en prends beaucoup! Tu le remets presque tout le temps à l'eau tellement tu en prends. Il n'est pas mauvais au goût, mais ce n'est pas le préféré ici. J'ai pêché un red snapper (il y a un autre mot que je dois ajouter avant mais je ne m'en rappelle plus). C'est un poisson paraît-il très bon au goût et dispendieux à l'achat. Le mien avait environ 70 ans! C'est pratique de faire ce genre de voyage avec un biologiste marin, tu apprends vraiment plein de choses intéressantes!


Un sébaste



Ce fut un voyage très plaisant et j'ai vu des paysages magnifiques encore une fois! J'ai peu dormis mais ce n'est pas grave dans ces circonstances. J'étais aussi pas mal fiers de moi car je n'ai pas eu le mal de mer, même pas de nausée ou de moments où je ne me sentais pas bien. Bravo Seb!


 
 


Je suis donc de retour à Prince Rupert pour y passer un peu de temps (environ une semaine). Mon départ de Haida Gwaii n'a pas été facile non plus, mais vu que ma destination se veut très positive et connue, ce fut moins pire. Ne m'interprétez pas mal! Je quitte encore une fois des gens extraordinaires qui ont été très bons pour moi, et ils vont me manquer et l'île se rapproche de ma définition du paradis.

Qu'est-ce que je fais après? Hé bien l'Alaska et le Yukon font parti des plans. Oui, je commence à me faire des plans car il ne me reste que moins de 2 mois avant mon retour. Je veux en profiter le plus possible!

Humeur: réellement détendu, réflexion et bien.
Musique: bon, là ça commence à être compliqué... un peu de tout mais surtout du rock 'n roll et du country ou musique smooth, mais de moins en moins de musique agressive.

lundi 26 avril 2010

Interlude


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Les Îles Queen Charlotte, maintenant appelées Haida Gwaii en geste de réconciliation avec le peuple Haida, sont situées à environ 150 km à l'ouest de la côte. Le principal moyen de s'y rendre est par un traversier qui fait le voyage 2 fois par semaine. Il y a 2 principales îles mais aussi une multitudes de petites îles tout autour. Celle qui est habitée est Graham Island et les autres sont presque toutes considérées comme réserve écologique. On peut aller les visiter mais seulement en bateau et pour certains endroits, il faut une permission pour y accéder. C'est par contre très dispendieux donc je n'irai pas...

Ce qui fait la particularité de ces Îles est sa flore et ses animaux. Il y a certaines plantes ou herbes qui sont spécifiques à ici. Pour les animaux, il n'y a pas énormément d'espèces, mais ils sont nombreux par espèce. Le chevreuil a été introduit ici et est maintenant considéré comme nuisible, donc un paradis pour les chasseurs - et très bon par le fait même car pas stressé du tout vu qu'il n'a pas de prédateur naturel. Les limaces sont gigantesques comparées aux nôtres et viennent en différentes couleurs. J'ai eu la chance d'observer des colibris de très près – 2 se sont même posés sur mon doigt! Ça va peut-être faire cul-cul, mais ce fut magique!

La température ici ressemble beaucoup à celle de Prince Rupert mais peut-être moins changeante. Il pleut régulièrement et quand il vente, c'est vraiment impressionnant!!! Il arrive régulièrement que le traversier soit annulé à cause du vent.

Environ 3800 personnes habitent l'île. Je suis présentement à Tlell, petit village qui ressemble plus à un rang sur le bord de la mer, qui doit compter vraiment pas plus que 200 habitants, et encore, je crois que j'exagère. Les gens qui habitent l'île sont pour la très grande majorité très sympathiques, gentils et relaxes. Je travaille ici mais je dois avouer que je me sens plus en vacance... Je reviendrai ultérieurement sur mon expérience personnelle et les gens chez qui j'habite.

Voici donc quelques photos prises lors de ma première semaine ici.

















Humeur: aventurier et toujours en réflexion
Musique: What a Wonderful World de Louis Armstrong