Vancouver
Depuis quelques jours, ma principale activité est de marcher. Pis pour marcher, j'ai marché – j'aimerais en passant remercier mes parents pour m'avoir implanté un GPS dans le cerveau à ma naissance. Je ne me suis jamais perdu malgré quelques doutes! Je commence à sérieusement connaître le centre-ville de Vancouver par cœur. J'erre dans les rues pour observer, m'imprégner de l'ambiance de cette ville - et me trouver une job par le fait même. La principale trame sonore que l'on entend c'est des sirènes. Des sirènes de police et d'ambulance surtout. Il faut croire que ça rock pas mal ici! Finalement, je trouve que c'est une belle ville. La plupart des gens sont sympathiques et souriants. Il y a beaucoup d'itinérance et malheureusement, tu commences à la longue à les ignorer. Je n'aime pas ça mais tu viens qu'à ne pas avoir le choix car sinon, c'est toi qui va se ramasser dans la rue. Un simple sourire leur plaie parfois alors je me gâte. J'ai discuté un peu avec un l'autre fois. Je me rends compte que parfois j'ai quelques similarités avec eux – excepté que j'ai un toit sur la tête et plus d'argent qu'eux. Ça fait quand même drôle.
Sur la météo
J'avais entendu dire que Vancouver était grise l'hiver mais on dirait que je ne voulais pas y croire. C'est vrai que c'est gris pis y mouille. Pis des fois, y mouille en criss! Il annonçait une tempête de neige cette semaine – 20 cm. Je me dis enfin de la neige! Ça va faire du bien. Le peu de nouvelles que j'écoute a même des reportages sur les gens qui se garochent pour faire installer leurs pneus d'hiver, sur la pénurie de pneus et sur la question « est-ce que la Ville est prête à cette chute de neige? » (c'est drôle de voir que peu importe où tu es, les médias sont minables!). La réponse à cette dernière question est oui, ils sont prêts, surtout que les Olympiques arrivent! Bon, me voici tout excité à voir ma première tempête canadienne! Je me réveille et regarde par la fenêtre: Y mouille tabarnac! Quand j'en ai parlé avec un type dans la journée, il m'a dit que c'était commun ici – il annonce quelque chose et ce n'est pas ça qui se passe. Quelle déception... Il fait doux par exemple. En moyenne à date, ça tourne pas mal toujours autour de 5 à 10°C. J'ai même eu un peu de soleil avec une température de 10°. On se croyait le printemps!
Une job svp?
Je suis à la recherche d'un travail pour pouvoir payer mes dépenses. Ce n'est pas aussi facile que je le croyais. Au début, je cherchais dans le temporaire pour m'assurer d'une fin et ainsi m'enlever le fardeau de démissionner. Je ne trouve pas. J'applique donc sur différentes jobs, peu importe le statue. Aide déménageur, aide à la construction, plongeur, scanneur, tourneur de boulettes dans un fast-food, etc... Je me suis aussi inscrit à une agence de placement pour des emplois temporaires. J'ai passé une entrevue comme plongeur dans un restaurant du nom de Café Crêpe. Ma première entrevue en anglais. Ça s'est bien passé mais comme je le craignais avant de partir, je crois que je suis « trop qualifié » ou « pas assez » pour ce type de job. Le gars m'a même offert d'appliquer comme cuisinier (je lui ai expliqué que la cuisine n'était pas ma majeur mais il m'a dit qu'il me formerait). Au final, il m'a dit qu'ils faisaient des entrevues toute la semaine et que si j'étais retenu, qu'il m'appèlerait la semaine prochaine. Un classique!
Dans ma recherche, il va falloir que je sois moins honnête et que j'arrête de dire que je ne crois pas être là pour les Olympiques. C'est pas mal pour cette période qu'ils engagent. Pis je n'ai pas un CV très gagnant pour trouver une job manuelle. Je commence à sérieusement regarder à me pousser ailleurs. Peut-être un endroit plus petit, plus campagnard. Une chose est certaine, il faut que je change ma façon d'être pour trouver une job car pour l'instant, ce n'est pas gagnant...
Downtown Eastside
Sous les bons conseils de Karine, j'ai profiter du jour pour visiter le Downtown Eastside. Pourquoi le jour? Parce qu'il paraît que la soir et la nuit, c'est l'un des quartiers les plus dangereux au Canada – et assurément le plus pauvre... (après une petite recherche, c'est un des quartier avec un des taux de criminalité les plus élevé d'Amérique du nord et le plus pauvre au Canada). Pas que je suis peureux de nature, mais ça vaut la peine d'aller observer en se sachant « un peu plus en sécurité ». Je m'en vais donc sur East Hansitngs Street pour découvrir ce quartier mythique (vous allez assurément en entendre parler lors des prochaines Olympiques).
Après environ une dizaine de minutes de marche et rien à signaler, je me rends compte que je n'ai pas pris le bon bord et que j'allais vers l'ouest au lieu de l'est... Il me semblait bien qu'un magasin qui vend exclusivement des montres Rolex n'était pas signe de pauvreté. Maintenant, bonne direction. On s'en rend compte quand on arrive dans le Downtown Eastside. Le paysage et les odeurs changent drastiquement. Une rue change tout. Les édifices sont délabrés au plus haut point. Les gens qui fréquentent la rue changent eux aussi. Pour la très grande majorité, ce sont des sans-abris que l'on voit maintenant. Celui qui me précède a deux gros sacs de vidange pleins de canettes vides et ça ne sent pas très bon. Quand tu passes devant une ruelle, tu te rends compte assez vite que c'est la toilette publique car il y a des odeurs fortes et aussi, ce fut le cas pour moi, il y a quelqu'un qui « se sert » de la dite toilette. Et là, exactement entre les rues Columbia et Main, on dirait qu'ils sont tous là. Ils sont des dizaines, là, à discuter, s'échanger des trucs, s'engueuler, étaler leurs trouvailles sur le trottoir pour les vendre – et tu sens aussi une solidarité entre eux, une vrai communauté. Toi tu marches parmi eux, ou devrais-je dire tu te fraies un chemin parmi eux. Certains ne te voient même pas. D'autres essaient de te vendre toute sorte de choses. Il y en a un qui m'a offert une bicyclette et par la suite une substance dans un petit sachet (et là, vu que j'ai promis à ma mère avant de partir de ne pas accepter de bonbons d'un étranger, j'ai refusé). C'est vraiment particulier. J'ai de la difficulté à dire ce que je ressentais à ce moment. Un mélange de froideur (car oui, j'ai revêtit ma face de cul la plus sincère), d'empathie et de tristesse. C'est la première fois que je vois autant de misère concentrée dans un si petit périmètre. Le pire dans tout ça? C'est que je n'ai rien vu encore. J'aurais aimé prendre des photos, mais je ne l'ai pas fait pour deux raisons: 1- ce sont des êtres humains et non des attractions (un peu de respect!) 2- bein, je ne voulais pas perdre mon appareil photo.
De nuit maintenant.
Je suis allé voir un show qui avait lieu dans ce coin là (bon show en général mais je dois souligner la performance énergique et solide de Shearing Pinx, groupe avec qui j'ai déjà partagé la scène avec Feu Shpilberg. En passant, les gars sont très sympathiques (il y a aussi une fille mais vu qu'elle est gênée et que je le suis aussi, on ne se parle pas beaucoup) et sont toujours contents de me voir. Il fallait voir la face de Nick quand je lui ai répondu à sa question « qu'est-ce que tu fais ici » que j'étais simplement venu les voir! Petit comique, va!). Bon, fermons cette parenthèse et parlons du Downtown Eastside la nuit. Hé bien là, c'est réellement quelque chose. Du jamais vu. Même pas dans les films. Je ne me suis jamais senti en danger par contre le temps que j'y étais. Peut-être que mon look simili-crotté m'a servi un peu. Doooooooonc, je quitte la salle de spectacle et il doit être 1h du matin. Je marche vers où j'étais allé le jour. L'ambiance est vraiment digne d'un film de zombie – et là je parle de classiques où les zombies ne cours pas et marchent tout croche car ils sont morts – les gens se promènent, croches, sans trop savoir où ils vont, traversent la rue sans regarder, tombent, rentrent dans les poteaux. Voici donc ce que j'ai vu/vécu sur environ deux pâtés maison – sans être exhaustif:
Depuis quelques jours, ma principale activité est de marcher. Pis pour marcher, j'ai marché – j'aimerais en passant remercier mes parents pour m'avoir implanté un GPS dans le cerveau à ma naissance. Je ne me suis jamais perdu malgré quelques doutes! Je commence à sérieusement connaître le centre-ville de Vancouver par cœur. J'erre dans les rues pour observer, m'imprégner de l'ambiance de cette ville - et me trouver une job par le fait même. La principale trame sonore que l'on entend c'est des sirènes. Des sirènes de police et d'ambulance surtout. Il faut croire que ça rock pas mal ici! Finalement, je trouve que c'est une belle ville. La plupart des gens sont sympathiques et souriants. Il y a beaucoup d'itinérance et malheureusement, tu commences à la longue à les ignorer. Je n'aime pas ça mais tu viens qu'à ne pas avoir le choix car sinon, c'est toi qui va se ramasser dans la rue. Un simple sourire leur plaie parfois alors je me gâte. J'ai discuté un peu avec un l'autre fois. Je me rends compte que parfois j'ai quelques similarités avec eux – excepté que j'ai un toit sur la tête et plus d'argent qu'eux. Ça fait quand même drôle.
Sur la météo
J'avais entendu dire que Vancouver était grise l'hiver mais on dirait que je ne voulais pas y croire. C'est vrai que c'est gris pis y mouille. Pis des fois, y mouille en criss! Il annonçait une tempête de neige cette semaine – 20 cm. Je me dis enfin de la neige! Ça va faire du bien. Le peu de nouvelles que j'écoute a même des reportages sur les gens qui se garochent pour faire installer leurs pneus d'hiver, sur la pénurie de pneus et sur la question « est-ce que la Ville est prête à cette chute de neige? » (c'est drôle de voir que peu importe où tu es, les médias sont minables!). La réponse à cette dernière question est oui, ils sont prêts, surtout que les Olympiques arrivent! Bon, me voici tout excité à voir ma première tempête canadienne! Je me réveille et regarde par la fenêtre: Y mouille tabarnac! Quand j'en ai parlé avec un type dans la journée, il m'a dit que c'était commun ici – il annonce quelque chose et ce n'est pas ça qui se passe. Quelle déception... Il fait doux par exemple. En moyenne à date, ça tourne pas mal toujours autour de 5 à 10°C. J'ai même eu un peu de soleil avec une température de 10°. On se croyait le printemps!
Une job svp?
Je suis à la recherche d'un travail pour pouvoir payer mes dépenses. Ce n'est pas aussi facile que je le croyais. Au début, je cherchais dans le temporaire pour m'assurer d'une fin et ainsi m'enlever le fardeau de démissionner. Je ne trouve pas. J'applique donc sur différentes jobs, peu importe le statue. Aide déménageur, aide à la construction, plongeur, scanneur, tourneur de boulettes dans un fast-food, etc... Je me suis aussi inscrit à une agence de placement pour des emplois temporaires. J'ai passé une entrevue comme plongeur dans un restaurant du nom de Café Crêpe. Ma première entrevue en anglais. Ça s'est bien passé mais comme je le craignais avant de partir, je crois que je suis « trop qualifié » ou « pas assez » pour ce type de job. Le gars m'a même offert d'appliquer comme cuisinier (je lui ai expliqué que la cuisine n'était pas ma majeur mais il m'a dit qu'il me formerait). Au final, il m'a dit qu'ils faisaient des entrevues toute la semaine et que si j'étais retenu, qu'il m'appèlerait la semaine prochaine. Un classique!
Dans ma recherche, il va falloir que je sois moins honnête et que j'arrête de dire que je ne crois pas être là pour les Olympiques. C'est pas mal pour cette période qu'ils engagent. Pis je n'ai pas un CV très gagnant pour trouver une job manuelle. Je commence à sérieusement regarder à me pousser ailleurs. Peut-être un endroit plus petit, plus campagnard. Une chose est certaine, il faut que je change ma façon d'être pour trouver une job car pour l'instant, ce n'est pas gagnant...
Downtown Eastside
Sous les bons conseils de Karine, j'ai profiter du jour pour visiter le Downtown Eastside. Pourquoi le jour? Parce qu'il paraît que la soir et la nuit, c'est l'un des quartiers les plus dangereux au Canada – et assurément le plus pauvre... (après une petite recherche, c'est un des quartier avec un des taux de criminalité les plus élevé d'Amérique du nord et le plus pauvre au Canada). Pas que je suis peureux de nature, mais ça vaut la peine d'aller observer en se sachant « un peu plus en sécurité ». Je m'en vais donc sur East Hansitngs Street pour découvrir ce quartier mythique (vous allez assurément en entendre parler lors des prochaines Olympiques).
Après environ une dizaine de minutes de marche et rien à signaler, je me rends compte que je n'ai pas pris le bon bord et que j'allais vers l'ouest au lieu de l'est... Il me semblait bien qu'un magasin qui vend exclusivement des montres Rolex n'était pas signe de pauvreté. Maintenant, bonne direction. On s'en rend compte quand on arrive dans le Downtown Eastside. Le paysage et les odeurs changent drastiquement. Une rue change tout. Les édifices sont délabrés au plus haut point. Les gens qui fréquentent la rue changent eux aussi. Pour la très grande majorité, ce sont des sans-abris que l'on voit maintenant. Celui qui me précède a deux gros sacs de vidange pleins de canettes vides et ça ne sent pas très bon. Quand tu passes devant une ruelle, tu te rends compte assez vite que c'est la toilette publique car il y a des odeurs fortes et aussi, ce fut le cas pour moi, il y a quelqu'un qui « se sert » de la dite toilette. Et là, exactement entre les rues Columbia et Main, on dirait qu'ils sont tous là. Ils sont des dizaines, là, à discuter, s'échanger des trucs, s'engueuler, étaler leurs trouvailles sur le trottoir pour les vendre – et tu sens aussi une solidarité entre eux, une vrai communauté. Toi tu marches parmi eux, ou devrais-je dire tu te fraies un chemin parmi eux. Certains ne te voient même pas. D'autres essaient de te vendre toute sorte de choses. Il y en a un qui m'a offert une bicyclette et par la suite une substance dans un petit sachet (et là, vu que j'ai promis à ma mère avant de partir de ne pas accepter de bonbons d'un étranger, j'ai refusé). C'est vraiment particulier. J'ai de la difficulté à dire ce que je ressentais à ce moment. Un mélange de froideur (car oui, j'ai revêtit ma face de cul la plus sincère), d'empathie et de tristesse. C'est la première fois que je vois autant de misère concentrée dans un si petit périmètre. Le pire dans tout ça? C'est que je n'ai rien vu encore. J'aurais aimé prendre des photos, mais je ne l'ai pas fait pour deux raisons: 1- ce sont des êtres humains et non des attractions (un peu de respect!) 2- bein, je ne voulais pas perdre mon appareil photo.
De nuit maintenant.
Je suis allé voir un show qui avait lieu dans ce coin là (bon show en général mais je dois souligner la performance énergique et solide de Shearing Pinx, groupe avec qui j'ai déjà partagé la scène avec Feu Shpilberg. En passant, les gars sont très sympathiques (il y a aussi une fille mais vu qu'elle est gênée et que je le suis aussi, on ne se parle pas beaucoup) et sont toujours contents de me voir. Il fallait voir la face de Nick quand je lui ai répondu à sa question « qu'est-ce que tu fais ici » que j'étais simplement venu les voir! Petit comique, va!). Bon, fermons cette parenthèse et parlons du Downtown Eastside la nuit. Hé bien là, c'est réellement quelque chose. Du jamais vu. Même pas dans les films. Je ne me suis jamais senti en danger par contre le temps que j'y étais. Peut-être que mon look simili-crotté m'a servi un peu. Doooooooonc, je quitte la salle de spectacle et il doit être 1h du matin. Je marche vers où j'étais allé le jour. L'ambiance est vraiment digne d'un film de zombie – et là je parle de classiques où les zombies ne cours pas et marchent tout croche car ils sont morts – les gens se promènent, croches, sans trop savoir où ils vont, traversent la rue sans regarder, tombent, rentrent dans les poteaux. Voici donc ce que j'ai vu/vécu sur environ deux pâtés maison – sans être exhaustif:
- une fille qui baisse ses collants pour soit replacer sa patch (serviette sanitaire), soit l'enlever ou soit enlever quelque chose d'autre (je ne me suis pas attardé à regarder c'était quoi exactement)
- une fille se prendre une puff de crack sur le trottoir
- un gars dans un taxi (pas le chauffeur, le client) « câller » une prostituée (pas du luxe en passant) pour qu'elle monte avec lui
- un gars qui me crie après. Là, je vais y aller plus en profondeur car ça vaut la peine. Donc, cet homme, d'un air louche, habillé comme la chienne à Jacques, cicatrice fraîche sur la joue, me crie quelque chose. Il a l'air de m'offrir quelque chose mais je ne comprends pas bien, j'ai l'oreille sourde. Je lui fais signe en disant « No, thanks » et continue mon chemin. Il se met donc à me suivre en criant « hé man! Viens ici! ». Je m'arrête donc et me tourne vers lui. Plus calmement, il me dit « donne-moi ta main man, joyeuses fêtes! ». Je lui donne ma main en pensant qu'il voulait me la serrer, et il y met quelque chose. Je regarde et vois ce que je crois être une petite motte de crack (je crois car j'en ai jamais vraiment vu live comme ça – bein oui Cathie, ce n'est pas vrai que je fumais du crack sur la job). Donc, j'ai cette petite motte dans ma main, je la regarde, regarde le type et veux la lui redonner en lui disant « Non, merci. » (il faut rester poli tout de même). Il insiste pour que je la garde en me disant joyeux Noël. Pour ne pas le contrarier, je la mets dans ma poche de manteau (je n'avais pas vraiment le choix là maman!), lui dit merci, et continue ma marche. Il me demande alors si j'ai du change pour 5$. Je lui dit que non, je n'ai pas d'argent – et c'était vrai. Il me croit et me demande de lui redonner la motte. Ce que je fais. Il me souhaite bonne nuit et quitte; moi aussi. Ce doit être de cette façon qu'ils font leurs transactions. Ce fut spécial comme événement. Je peux donc mettre dans mon CV de vie que j'ai possédé du crack pendant 2 minutes. Inquiétez-vous pas (surtout vous maman et papa), je l'aurais jeté dans les toilettes en arrivant à la maison pour faire planer les poissons.
C'est donc un quartier qui est très spécial. Je suis content de l'avoir vu et vécu un petit peu. Certains d'entre vous doivent se demander où est la police? Elle est là. J'ai vu au moins deux voitures stationné dans le coin plus deux autres patrouiller. Je crois qu'ils ne doivent pas intervenir pour « n'importe quoi ». Pour plus d'information sur ce quartier, je vous invite à en discuter avec ma sœur qui y travaille quotidiennement. Elle est supposé m'organiser une journée avec un intervenant pour que je le suive et voir ainsi leur travail. J'ai hâte! En passant, il y a une piquerie légale, ou centre d'injection supervisé, dans le quartier. Pour voir à quoi peut ressembler ce quartier, je vous réfère à ce petit vidéo qui est en fait un montage de photos qui démontre bien l'esprit du quartier (en plus c'est sur une toune superbe que j'adore!): http://www.youtube.com/watch?v=HDmK0ATv_Mw
Humeur: réflexion intense sur le sens de la vie, excitation face à la liberté et les opportunités qui sont devant moi, solitude
Musique: Andrew W.K. ou du rock qui rentre au poste!
Musique: Andrew W.K. ou du rock qui rentre au poste!




















